Antarès Bassis a remporté le grand prix du Festival du film court en plein air. Déjà venu présenter son précédent film l’Emploi vide il y a trois ans, le réalisateur est ravi de son passage à Grenoble.
Comment s’est déroulé pour vous le Festival ?
C’était vraiment super pour moi de revenir, le beau temps, la montagne, l’accueil, toute l’équipe : j’attendais vraiment la sélection de mon nouveau film…
La compétition était de haut niveau cette année, que ce soit au point de vue de l’écriture, de l’image ou de la mise en scène. De plus, être resté dans la durée m’a donné l’occasion de voir beaucoup de films et de rencontrer plusieurs réalisateurs. Ce genre d’évènement, qui plus est dans le milieu du court-métrage, est très riche en discussion et ouvre l’esprit à la recherche et à la création. Cela permet de trouver de l’inspiration, de fomenter continuellement de nouvelles idées et de découvrir des formes plus audacieuses toutes plus intéressante les unes que les autres. La confrontation avec les spectateurs lors des débats se fait dans la simplicité au cours de ce festival fréquenté par des habitués ou des habitants, toujours fidèles aux rendez-vous. Il m’a paru encore plus vivant qu’il y a trois ans, j’admire beaucoup l’effort de mobilisation que le Festival a engagé. Tous ces éléments contribuent à l’ambiance magique que l’on peut retrouver en salle ou sur la place dans cette très belle ville.
Comment le Grand prix va-t-il faire évoluer vos projets ?
A la base, je me disais qu’avec Porteur d’hommes, qui est un film plutôt long, ce serait difficile au niveau de la programmation en festival et dans le circuit du court. On se fait confiance mais on ne sait jamais si ça va toucher le public. Alors avoir réussi à plaire avec son univers et avoir des retours de la part des spectateurs est la meilleure des récompenses. Evidemment, j’espère que le prix va favoriser la construction d’autres projets, je suis actuellement en transition vers le long-métrage.
Parlez-nous un peu plus de ces projets…
J’écris en ce moment une comédie d’imposture nommée David Michel. Celui-ci est un trentenaire au nom et à la vie banale qui va se retrouver dans la peau de quelqu’un d’autre. A côté, je travaille sur le scénario d’une sorte de « campus movie à la française » intitulé Paris X, reprenant les codes du récit d’apprentissage dans le monde universitaire, tout ceci mariné à la sauce polar. On veut montrer avec ce film que la fac permet aux jeunes d’acquérir une indépendance et une ouverture d’esprit que l’on ne peut continuellement nier…
Au niveau du court, je suis sur un projet dans la continuité de Porteur d’hommes qui reprend cette fois les codes de la comédie musicale avec un thème un peu plus simple et moins social que celui du travail, ce sera une comédie enchantée…
Pourquoi avoir choisi le genre ?
C’est le meilleur moyen de faire une sorte d’hommage au cinéma tout en y trouvant son originalité. Bien que j’aime les films d’auteurs, je préfère le cinéma populaire et reste proche des goûts d’un vaste public : je construis mon univers en transposant des thèmes d’actualité à travers les codes du genre : ceux de la comédie et bientôt du campus movie ou du polar…
En bonus, l’interview vidéo réalisée avant le prix :











